ph. Jakub Kapusnak

Les actes de violence qui augmentent le plus sont celles qui échappent aux caméras de vidéosurveillance.

Ainsi, le nombre de violences intrafamiliales a augmenté  sur la zone police de Vienne en 2018 (+12% d’atteintes à l’intégrité physique, très majoritairement des violences intrafamiliales) à l’image des chiffres constatés partout en France. Une augmentation due à un accroissement des violences mais aussi du nombre de victimes qui osent porter plainte. Courant 2018, France Victime 38 a accueilli 469 femmes sur son ressort dont 389 victimes de violences intrafamiliales. Durant les six premiers mois de 2019 deux homicides par conjoint ont été constatés sur le ressort du TGI de Vienne

On attend beaucoup de L’État en la matière et les mesures annoncées par le Premier Ministre sont un début de prise de conscience. Mais la mobilisation doit se faire également au niveau local. Or on a découvert cet été que le dispositif « éviction du conjoint », mis en place à Vienne a vu son financement divisé par deux (7 000€ au lieu de 14 000€ sur le FIPD).

Aucune situation de violence intrafamiliale détectée ne doit restée sans réponse pénale, sanitaire et sociale. 

Je propose dans mon programme consacré à la sécurité et la prévention, une série de mesures qui ont vocation à sortir Vienne de l’attentisme sur cette question. Les bonnes pratiques doivent être encouragées (Rivhaj pour le relogement, l’association d’aides aux victimes pour l’accompagnement et l’ensemble du réseau de travailleurs sociaux). Il manque clairement une volonté politique pour aller encore plus loin.

Ce que nous ferons:

  • Un travailleur social sera affecté exclusivement à l’accompagnement des services de police sur les situations de violences intrafamiliales (ISCG-Intervenant social dans les commissariats de police et les brigades de gendarmerie),
  • Un réseau « violences intrafamiliales » multipartenarial sera mis en place pour proposer une prise en charge globale de la victime et de ses enfants au long cours,
  • Un numéro vert 24/24 et une astreinte sera instaurée pour répondre aux situations d’urgence, les violences familiales intervenant très souvent le soir et pendant le WE,
  • Le nombre de logements temporaires mis à disposition sera doublé pour être porté à 40.