Chaque année, Vienne Condrieu Agglomération réunit les services du Département, les transporteurs, les principaux de collèges et de lycées, les parents d’élèves et les élus pour tirer un bilan de l’organisation des transports scolaires. Une grand messe qui permet de signaler les difficultés rencontrées depuis la rentrée sur une organisation dont on imagine mal la complexité : acheminer les élèves de tout point de l’agglomération vers tous les collèges et lycées (publics et privés) aux horaires les plus adaptés à leurs débuts et fins de cours.

Mercredi 9 octobre, les échanges se sont attardés autour de difficultés rencontrées sur certaines lignes lorsque les cars sont trop chargés. La plupart du temps, les services sont renforcés (et Vienne Condrieu Agglomération précise à chaque fois au centime prêt ce que cela « coûte à la collectivité »…). Mais ce n’est pas toujours le cas et encore aujourd’hui des collégiens et lycéens semblent rester sur le carreau, obligés d’attendre une heure voire deux le car suivant. Le Département a été pointé du doigt pour une situation de ce type. J’écris « semblent rester sur le carreau » car leur parole était la seule absente de la réunion.

Les parents d’élèves étaient bien là pour relayer les problèmes, mais difficile pour eux de mettre des noms des dates, des chiffres pour les démontrer. Les services de l’agglomération et du département étaient également présents mais difficile pour eux de comprendre quand sur le papier, le nombre de place de car mis à disposition reste supérieur au nombre d’élèves inscrit. Bref dialogue de sourds. Les établissements scolaires étaient bien au courant, mais difficile pour eux de dire si le problème est généré par des emplois du temps chaotiques. Les transporteurs ont donné leur chiffrage mais naturellement « ceux qui ne peuvent pas monter dans le bus ne sont pas comptabilisés…« .

Et pendant cette discussion qui a bien duré vingt minutes, je me disais que nous serions beaucoup plus efficaces si l’expression des jeunes était venu arbitrer ces questionnements sur leur sort. Mais voilà depuis plusieurs années que je participe à cette réunion annuelle, les jeunes n’ont jamais été destinataire d’aucun questionnaire de satisfaction. Leurs représentants aux conseils d’administration n’ont jamais été sollicités. Personne n’est jamais venu les interroger dans les cars.

Sur ce sujet comme sur d’autres, la démocratie ouverte doit être un levier permettant un meilleur service public. L’année prochaine si nous sommes élus, les jeunes usagers des transports scolaires seront interrogés pour que leur avis compte dans le bilan que nous ferons après la rentrée. Leurs représentants prendront place autour de la table. Parce que donner la parole aux usagers, c’est le faire sans discrimination d’âge, partout et sur tous les sujets.