Ce week-end des 21 et 22 septembre était marqué par la mobilisation internationale des citoyens dans de nombreuses villes à travers le monde autour des Marches pour le Climat. Un tel défilé avait lieu samedi matin à Vienne, auquel se sont joints des « gilets jaunes ». Toutefois, une vive polémique à très vite éclipsée les revendications des participants. En cause, la décision du maire de Vienne de prêter aux manifestants le portrait du Président de la République présent dans sa mairie.

Ce qui est choquant cette « affaire », qui a occupé les discussions Viennoises ce week-end, c’est moins l’utilisation du portrait du Président de la République par les gilets jaunes, que la duplicité du maire de Vienne.

Défiler avec le portrait officiel du Président tête en bas n’est pas en soi une injure à la République. Son portrait n’est pas une icône sacrée. Je concède que l’on peut en débattre. Pour ma part je suis infiniment plus révolté quand Marianne est saccagée dans l’arc de Triomphe (là c’est une atteinte claire à la République) ou que l’on brandit dans des manifestations des mannequins pendus, figurant Emmanuel Macron (là c’est un appel au meurtre).

Mais la réaction du maire de Vienne qui s’étonne que l’on puisse trouver étrange le prêt de ce portrait aux gilets jaunes est un modèle de duplicité.

Un élu se doit d’être sincère et transparent. Les manœuvres cachées, la récupération politique et le double jeu sont des méthodes qui manquent d’honnêteté. Je comprends que certains puissent être choqués par cette farce.

Je souhaite ardemment que la campagne électorale des municipales devant nous ne soit pas rythmée par des polémiques et de manœuvres. Les Viennois ont besoin d’un vrai débat sur le fond. Je suis déterminé à le leur apporter.

Erwann Binet