L’INSEE vient, comme chaque début d’année de publier les nouvelles données démographiques dites de « population légale et millésimée 2017 ».

L’an passé, l’institut national annonçait que la population Viennoise avait augmenté de 300 habitants passant la barre symbolique des 30 000 habitants (à 30178 exactement) pour la première fois depuis 2006. Nous étions assez prudent sur les conclusions qu’il fallait en tirer, conscient que cette augmentation restait minime. Sans doute aussi par réaction aux élans d’autosatisfaction de la municipalité qui s’était attribué cet exploit. Le maire avait alors déclaré que « La municipalité s’était attachée à attirer et à favoriser la venue d’habitants mais aussi des promoteurs (…). Le nombre de constructions de nouveaux logements connaît un rythme soutenu depuis 2014 dont les effets, déjà visibles sur ce recensement, devraient être encore plus importants dans les chiffres des années à venir ».

Les chiffres publiés cette année annoncent une perte du nombre d’habitants de près de 500 (passant à 29 683 en population totale).

Dans le même temps l’INSEE confirme que la région Auvergne Rhône-Alpes est en accroissement démographique constant, de même que notre département de l’Isère. La Ville de Vienne reste donc une ville peu attractive et perd des habitants en dépit des opérations de promoteurs qui se sont multipliées ces dernières années sur la Ville.

La ville n’est pas attractive parce que les services qu’elle propose aux Viennois sont ni assez performants ni adaptés à leurs besoins. Qu’il s’agisse de transports publics ou de stationnement, de logement, de développement économique, de cadre de vie, de préoccupation écologique ou sociale, nous sommes en retard d’au moins une décennie sur les autres Villes comparables.

Le Maire sortant s’attribuait les 300 habitants supplémentaires, il ne manquera pas d’assumer la baisse historique annoncée en ce début d’année.

Une baisse du nombre d’habitant à une période où notre environnement régional est hyper dynamique est finalement le meilleur juge pour signer le constat d’échec de la municipalité sortante.

La priorité sur les investissements de prestige plutôt que sur les services au Viennois affaiblit Vienne. Il est temps de changer de trajectoire.